Sous-location et cession : droits et obligations
Introduction
De nombreux locataires souhaitent sous-louer ou transférer leur bail, notamment en cas d’absence. Ces pratiques sont strictement réglementées par la loi du 6 juillet 1989.
1. Sous-location : interdiction de principe
- La sous-location est interdite sans accord écrit du bailleur (article 8 de la loi de 1989).
- Le bailleur doit donner son autorisation pour :
- La sous-location elle-même ;
- Le montant du loyer demandé au sous-locataire (qui ne peut excéder celui du bail principal).
2. Cession du bail
- Possible uniquement avec accord écrit du bailleur.
- En colocation, la sortie d’un colocataire doit être formalisée par avenant.
- La cession totale transfère les droits et obligations au nouveau locataire.
3. Cas particuliers : meublés touristiques
- La sous-location de courte durée (type Airbnb) est strictement encadrée ;
- Déclaration en mairie obligatoire dans certaines villes (Paris, Lyon, Bordeaux) ;
- Sanctions jusqu’à 50 000 € pour non-déclaration.
4. Conseils pratiques
- ✔️ Mentionner explicitement l’interdiction de sous-louer dans le bail.
- ✔️ Vérifier les plateformes (Airbnb, Booking…) pour détecter d’éventuelles infractions.
- ✔️ En cas d’accord, établir un contrat écrit entre le locataire et le sous-locataire.
À retenir : sous-location = accord écrit obligatoire ; vigilance accrue avec les locations touristiques.